200 familles expropriées pour quelques lingots d’or. À Malartic, en Abitibi, les citoyens sont chassés de leur terre, de la ville qu’ils ont bâtie de leurs mains. Bientôt sous leurs pieds, un trou béant, une cicatrice de mine à ciel ouvert. La compagnie se paye leur quartier, littéralement, et elle avale leurs racines sous promesse d’un futur brillant.

 

 

   
 

Lutsel K’e, Territoires-du-Nord-Ouest. Une communauté isolée, en équilibre à la frontière d’un passé sur le Grand Territoire et d’un futur limité à une cinquantaine de maisons désincarnées.

Ici, les plus jeunes ne peuvent plus communiquer avec leurs grands-parents. Les premiers sont unilingues anglophones, les plus âgés eux, ne parlent que le chipewan. Un interprète dans les réunions familiales!

Un « road movie » pas à pas sur deux km2. Un regard franc, sur une réalité nuancée, ni totalement sombre, ni totalement utopique.

 

 

 

 

 

 

 

   
 

En levant les yeux, on découvre que le lieu est encerclé par les Himalayas. Mais on y porte rarement attention. C’est qu’avec 80 enfants, une ferme, une école, un moulin, une cuisine à faire fonctionner, on a rarement le loisir de s’asseoir et contempler les montagnes. Cette communauté déroutante occupe pourtant un territoire à peine plus grand qu’un terrain de football, au nord de Katmandou, au Népal.

Ici, les gestes se répètent jour après jour, avec une attention qui rappelle la dévotion. Ici, la notion de salaire n’existe pas. Parce que ce n’est pas un orphelinat. C’est un ashram. Une communauté qui existe afin de permettre à des enfants népalais en difficulté d’avoir une chance. Mais dont l’objectif premier demeure l’épanouissement spirituel.  Une rencontre privilégiée au cœur d’un lieu où les caméras n'entrent habituellement pas.